3e HIST Leçon La Guerre Froide (1947-1991)
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Leçon à recopier : La Guerre Froide (1947-1991)
INTRODUCTION :
En 1945, l’Europe sort
dévastée de la Seconde Guerre mondiale tandis que l’URSS et les États-Unis,
grands vainqueurs du conflit, sont désormais des rivaux. Toutefois, le temps est à
la paix et à la mise en place d’un nouvel ordre mondial. Les coupables nazis et
japonais sont jugés en 1946 lors des Procès de Nuremberg et de Tokyo. L’Organisation des Nations Unies (ONU) est
fondée pour préserver la paix à San Francisco le 26 juin 1945 : elle est dotée d’une force militaire les casques bleus. Les pays vainqueurs (Chine, Royaume-Uni, France, URSS, États-Unis) sont
membres permanents de son Conseil de Sécurité et disposent du droit de s’opposer
à une décision (droit de veto).
Pour autant, l’URSS et les États-Unis se sont accordés dès février 1945 lors de la Conférence de Yalta en Crimée (Staline, Roosevelt et Churchill pour le RU) puis celle de Postdam en Allemagne (Staline, Truman, Churchill) en août 1945 pour fixer un nouvel équilibre mondial. Il s’agit de se partager des aires d’influence alors que les pays libérés par l’URSS basculent aussi dans un régime communisme comme l’annonce Churchill lors de son discours de Fulton en 1946 : un rideau de fer sépare l’Europe en deux. En 1947, c’est le début d’un conflit d’un nouveau genre : la Guerre Froide.
I) Un monde bipolaire
Américains et Soviétiques s’opposent au niveau de l’idéologie : les États-Unis sont une démocratie capitaliste (propriété privée, individualisme) tandis que l’URSS est une dictature communiste (propriété collective, pas de classe sociale). Ils forment deux modèles concurrents. Le communisme est une idéologie d’extrême-gauche mis en place en 1917 en Russie après deux révolutions. Or, plus les personnes rencontrent des difficultés et plus elles ont tendance à se tourner vers les extrêmes. De ce fait, les États-Unis s’engagent dans le financement de la reconstruction de l’Europe, c’est le plan Marshall. Par conséquent, on assiste à l’émergence de deux camps qui se partagent le monde.
D’un côté, le Bloc Ouest mené par les États-Unis et rejoint par les pays d’Europe de l’Ouest (Royaume-Uni, France) et leurs colonies (sans choix) autour de la défense de la démocratie libérale. C’est la doctrine Truman qui présente la nécessité de défendre la liberté. En 1949, une alliance militaire est constituée, c’est l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ou Otan.
De l’autre côté, le Bloc Est mené par l’URSS regroupe les pays d’Europe de l’Est qui sont considérés comme des satellites, on parle de Républiques Sœurs, c’est-à-dire que les différents gouvernements obéissent aux ordres dictés par Moscou. Il est rejoint par la Chine communiste. La doctrine Jdanov le présente comme le seul défenseur du peuple en jouant sur les termes de république populaire mais le système est dictatorial. En 1955, le pacte de Varsovie instaure une alliance militaire.
Désormais, ce monde coupé en deux est qualifié de bipolaire.
II) Des affrontements indirects
Depuis 1945 pour les États-Unis et 1949 pour l’URSS, les deux Grands possèdent l’arme atomique : cela signifie qu’ils ne peuvent pas se lancer dans un conflit armé sans provoquer la destruction de la planète. Ils s’affrontent donc de façon indirecte.
A – La guerre de la propagande
Des deux côtés, les gouvernements rivalisent de propagande pour dénigrer l’adversaire. On joue aussi sur la peur de la menace atomique : les populations sont entraînées et même les comics sont utilisés (Captain America). Hollywood s’y met également : James Bond affronte des soviétiques tout comme Rocky Balboa (Rocky 4).
Ensuite, les deux Grands se livrent aussi une véritable course à l’espace : le premier homme dans l’espace est soviétique (Youri Gagarine 1961) mais ce sont les Américains qui marchent les premiers sur la lune (Neil Armstrong, 1969). Cette course, doublée de celle aux armements, permet d’épuiser l’URSS.
B – Les conflits indirects
Les Grands participent aux différentes guerres par la fourniture d’armes ou en déployant des troupes, notamment dans les conflits post-décolonisation. L’URSS soutenant les mouvements d’indépendance nationalistes, les États-Unis encouragent les pays européens à accorder l’indépendance aux peuples colonisés. Ils interviennent en Corée entre 1950-1953 (partage des deux Corées), au Vietnam (guerre perdue 1955-1975).
Deux crises majeures jalonnent la période : celle de Berlin (blocus en 1948, construction du mur en 1961, chute du mur 1989) et celle des missiles de Cuba en 1962.
III) La fin de la Guerre Froide
La fin des années 1960 voit le début de la Détente, les deux Grands renouent peu à peu des relations diplomatiques (téléphone rouge) et signent des accords de désarmement. Affaiblie sur le plan économique, l’URSS ne peut lutter contre les envies d’émancipation de sa population. La politique menée par le dernier dirigeant de l’URSS, Gorbatchev, est un échec. La révolte des Allemands de l’Est (RDA) entraîne la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 puis la réunification de l’Allemagne en 1990. L’URSS est dissoute en décembre 1991, la République de Russie fondée en 1992 tandis que les Républiques Sœurs (Ukraine) retrouvent leur indépendance. C’est la fin de la Guerre Froide : les États-Unis sont les grands vainqueurs et le monde est désormais unipolaire.
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