Les espaces productifs agricoles

 Activité 1 : les espaces productifs agricoles


    Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, la priorité est de reconstruire et de parvenir à l’autosuffisance alimentaire, c’est-à-dire réussir à nourrir les Français sans recourir aux importations.

    La majorité des exploitations agricoles sont petites et autonomes (peu de bétail / quelques champs pour nourrir le bétail/ peu ou pas de bénéfices dégagés), ce qui fait que les rendements sont insuffisants.

Il faut donc augmenter les rendements :

1)      Progrès au niveau de l’industrie chimique : les pesticides/ les engrais chimiques.

2)      Remembrement : on rassemble les champs éparpillés et on les redistribue pour obtenir de plus grandes propriétés.

3)      À partir de 1962, les aides européennes (Politique Agricole Commune) appuient cette politique.

De nos jours, certains espaces ruraux à vocation agricole sont très dynamiques et attractifs comme par exemple :

  •  Produits de niche (vignobles) : le Champagne, le Cognac, les vins de Bourgogne ou de Bordeaux. 
  •  Produits de terroir (foie-gras) : le Sud-Ouest.
  • La céréaliculture : La Beauce au sud de Paris.

 D’autres sont répulsifs :

    Des produits peu rentables (élevage bovin laitier), élevage caprin (diagonale du vide)  ainsi que la polyculture (plusieurs cultures de céréales différentes et un peu d'élevage. On cultive pour nourrir les animaux).

Exemple : la Bretagne est modernisée par l’agriculture, on choisit l'élevage intensif de poulets et de porcs. Cela entraîne la pollution des sols et des cours d’eau ainsi que l'invasion des algues vertes sur les plages. De plus, la concurrence mondiale fait que la production n’est pas rentable, cela débouche sur une crise.

 

Tout ceci doit s’intégrer aux problématiques liées à la mondialisation et aux changements climatiques.

1)      La mondialisation : les produits importés coûtent moins chers d’où la surproduction (on produit mais on ne vend pas).

  • Valorisation de produits plus stratégiques (vin, alcool). 
  • Mise en place de labels pour développer certains produits.  
  • Développer de nouvelles cultures (soja pour éviter d’importer du soja transgénique brésilien).

 

2)      Le modèle productiviste : c’est le plus rentable au niveau des rendements mais les conséquences sur l’environnement doivent être prises en compte :

  • Pollution des cours d’eau + nappes phréatiques / salinisation des terres / cancers liés aux pesticides / question des OGM / suppression des haies dans les régions de bocage qui a entrainé l’érosion des sols / élevage intensif = pollution avec les excréments. 
  • Surproduction (filière laitière). 
  •  Achats couteux du matériel (mécanisation), dépendance des grandes firmes internationales sans oublier le marché mondial des céréales dont les cours sont fixés à la bourse de Chicago.Mise en place d’associations entre les agriculteurs pour utiliser en commun le matériel.
  • Agriculture raisonnée (moins de pesticides), permaculture / agriculture biologique / remise en place des haies / nombreux emplois / meilleur impact sur la biodiversité = développement durable
  •  Privilégier les marchés locaux.

    Mais nécessité d’avoir des consommateurs responsables qui s’engagent car les produits coûtent plus chers (cf. crise actuelle autour de l’inflation). Les deux modèles ne s'opposent pas toujours : l'agriculture raisonnée peut aussi être exportée même si les marchés locaux sont privilégiés. Le nombre d'agriculture est en chute libre, perte du mode de vie « paysan ».

Salinisation : pour augmenter les rendements, on pratique l’irrigation des cultures, c’est-à-dire des arrosages importants (problème avec les nappes phréatiques). Or, l’eau est généralement un peu salée : lors des arrosages, le sel reste sur la terre et la rend petit à petit infertile (phénomène sur le temps long).

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