Leçon P : enjeux et conflits dans le monde après 1989

  Leçon P : enjeux et conflits dans le monde après 1989

Recopier et apprendre les définitions suivantes : BRICS, Multipolaire, Bipolaire, Unipolaire, ONU, Prolifération nucléaire, Terrorisme.

 


I)         La chute de l’URSS : la fin du monde bipolaire

 

a) Chronologie :

- 9 novembre 1989 : chute du Mur de Berlin.

- 1990 : Réunification Allemande (fin de la RDA et de la RFA)

- 1991 : Dissolution de l’URSS.

- 1992 : Création de la République de Russie.

 

Plantu, 10 décembre 1991

    Les Etats-Unis sont les vainqueurs de la Guerre Froide, c’est la fin du monde bipolaire et le début du monde unipolaire puisqu’ils sont une superpuissance sans rivaux.

    L’ONU intervient pour le maintien de la paix maintenant que les anciens adversaires usent moins de leur droit de veto.

 

b)  Dissémination de l’armement soviétique.

Énormément d’armement : missiles nucléaires / chars/ Kalachnikov (fusils mitrailleurs) sont « perdus » lors de l’effondrement de l’URSS :

1)         L’économie s’effondre.

2)         Plus personne ne donne des ordres.

3)         Les salaires sont moyennement versés (fonctionnaires et les soldats).

4)         Plus de surveillance.

    Ce qui entraînent de ventes illégales, marchés noirs : les pays récemment indépendants, ceux en guerre civile, c’est-à-dire l’ensemble des pays qui ont besoin d’armes rapidement (dictatures) comme par exemple les pays africains en post-décolonisation (Guerre du Mozambique, Angola).

 

 II) Un monde unipolaire

 a)  Les Etats-Unis : une superpuissance

           Un monde unipolaire : Domination du monde par une seule superpuissance : les États-Unis, à la fin de la guerre froide.

« Avec la disparition de l'URSS dans les années 1990, les États-Unis deviennent la seule superpuissance. Le monde devient unipolaire. Les États-Unis jouent le rôle de « gendarmes du monde ». En 1991, lors de la guerre du Golfe, ils prennent la tête d'une coalition de 29 pays pour repousser l'invasion irakienne du Koweït. » (Le Livre Scolaire)

 

Andy Singer, Invading new markets (« Conquérir de nouveaux marchés »), 1998.


    Les Etats-Unis étendent leur influence dans le monde en profitant de la faible puissance de leurs rivaux. C’est le développement du soft power : la culture américaine séduit et devient le symbole de la mondialisation. Sur la caricature d’Andy Singer, il est possible de noter une critique de cet état de fait puisque les symboles de la culture américaine s’imposent par l’usage de la force (hard power) : c’est une dénonciation de la surpuissance des Etats-Unis et de leur monopole dans certains domaines comme l’informatique et la haute-technologie qui sont des secteurs florissants.

     Les pays asiatiques (Japon / Corée du Sud / Taïwan) profitent aussi de la croissance de ces nouveaux domaines pour assurer leur essor économique. Les trois pôles de la Triade sont les Etats-Unis, l’Europe (lire Union Européenne) et le Japon.

 


b)         Le génocide du Rwanda 1994




     Entre avril et juillet 1994, le génocide des Tutsis par les Hutus au Rwanda fait 800 000 victimes. En dépit des alertes, l'ONU intervient trop tardivement.

 


« Une idéologie raciste, datant de la période coloniale, instrumentalisée après l’indépendance par la République rwandaise, a contribué à la diffusion d’un discours de haine et d’animalisation de la minorité tutsie au sein de la population hutu. Cela  a conduit à la mise en œuvre d’un processus d’extermination systématisé. Entre avril et mi-juillet 1994, les trois quarts de la population tutsie est victime du dernier génocide du XXe siècle.

Au Rwanda, le génocide des Tutsis se caractérise par la forte implication des civils : l’historien Florent Piton évoque un “génocide de proximité” commis par des voisins ou au sein d’une même famille. Les lieux de massacres sont familiers et transgressent notamment la sanctuarité supposée des lieux de culte. Si les armes à feu sont utilisées par l’armée et les miliciens, 40% des victimes sont tuées à la machette et des objets d’usage domestique (maillets, pointes de lance…) sont détournés pour devenir des instruments de mort. Une très faible minorité de Tutsis parvient à se cacher, bénéficiant parfois de l'aide de certains Hutus opposés à l’idéologie de l’Etat. » (Lumni).

 c)         La guerre en Ex-Yougoslavie



« Après l'effondrement du bloc de l'Est, la Yougoslavie éclate en plusieurs républiques, qui proclament leur indépendance entre 1989 et 1992 : la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Slovénie, la Macédoine, le Monténégro et la Croatie. En 1991, des incidents entre la Serbie et la Croatie, où vivent d'importantes minorités serbes, sonnent le début de la guerre. Celle-ci est marquée par une violente épuration ethnique et par l'impuissance de la communauté internationale à endiguer le conflit. » (Livre scolaire).

 

III) La contestation de la suprématie des Etats-Unis : un monde multipolaire

 

          Un monde multipolaire : Monde dans lequel les relations entre pays sont organisées autour de plusieurs puissances.

 

a)      Le 11 septembre 2001

  • Le terrorisme : actions violentes destinées à terroriser une population pour atteindre un but politique.

 


« Le 11 septembre 2001, les États Unis sont victimes de plusieurs attentats simultanés, revendiqués par Oussama ben Laden, le chef de l'organisation terroriste al Qaïda. Quatre avions de ligne sont détournés et sʼécrasent respectivement sur les tours du World Trade Center à New York, sur le Pentagone à Washington, D.C. et en Pennsylvanie. Ces attaques font environ 3 000 morts et 6 300 blessés. Le monde est sous le choc. Le président états unien George W. Bush déclare alors « la guerre mondiale contre le terrorisme ». (Le Livre Scolaire).

 


Un article :

Peut-on s'imaginer un monde sans 11 Septembre ? Des vies humaines dont les parcours n'auraient pas été brutalement interrompus ou endeuillés. Bien sûr. Mais au-delà : pas de guerre en Afghanistan, assurément [...]. Probablement pas d'invasion de l'Irak non plus, ni de renversement du régime [...]. Le surinvestissement des États Unis dans la région, son essoufflement militaire et diplomatique, sa perte de légitimité, donc d'autorité et d'influence : tout cela peut également être rattaché aux décisions qui suivirent l'attaque contre les deux tours jumelles de Manhattan [...].

 Sans al Qaïda, [...] pas d'élection de Barack Obama. Le jeune homme de Chicago fit irruption sur la scène politique nationale avec un discours dénonçant — courageusement et avec clairvoyance — la guerre en Irak et l'utilisation abusive du spectre d'al Qaïda afin de la justifier. [...]

 Non qu'une élection ait supprimé l'héritage du 11 Septembre. L'actuel locataire de la Maison Blanche n'a pu à ce jour mettre fin à la présence américaine en Afghanistan ni en Irak ; Guantánamo reste en service ; et les drones ne cessent de tuer les militants djihadistes en Afghanistan, au Pakistan ou au Yémen — et, au passage, nombre de civils [...]. La mort d'Oussama ben Laden ne signifie pas la fin du djihadisme ; il y a longtemps qu'il a appris à faire sans lui.

 Robert Malley, ancien conseiller du président Clinton

« Ce que le 11 Septembre a changé », Le Monde, 10 septembre 2011.

 c)         Le Sahara, un espace de tensions

           L'islamisme : mouvement politique qui veut créer une société organisée autour des préceptes de l'islam.

          Les « printemps arabes » : vastes mouvements de révolte dans le monde arabe ayant abouti au renversement de plusieurs dictateurs.



 d) De nouvelles puissances : l'exemple de la Chine

 

  • Une puissance émergente : Pays dont l'économie se développe rapidement et où le niveau de vie moyen progresse. Parmi eux, les BRICS désignent le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud.


Autrefois « l’atelier du monde », c’est-à-dire le pays où la fabrication des produits est délocalisée, la Chine a des ambitions mondiales :

-           Contrôle de la Mer de Chine méridionale.

-           Pays dirigé de manière autoritaire par Xi Jinping depuis 2013.

-           2e budget militaire mondial.

-           2e puissance économique m
ondiale.

-           Les nouvelles routes de la Soie (connexion de « plus d'une soixantaine de pays de la Chine à l'Europe, en passant par l'Asie centrale et la mer Rouge via des traités commerciaux et des infrastructures, à la fois ferroviaires, routières et maritimes.)

-           Un génocide en cours : l’extermination de la minorité ouigour et le non-respect des droits humains (peu de critiques internationales pour ne pas se mettre à dos la Chine).

 

e)     De nouveaux défis

 

-           La poursuite de la construction européenne

-           Les réunions du G20 (les 20 pays les plus industrialisés de la planète).

-           La lutte contre les dérèglements climatiques.

-           La lutte contre les épidémies (Ebola, sida, paludisme, covid 19)

-           Les tensions et les guerres sur Terre (crise au Soudan). Le retour de la guerre en Europe avec l’Ukraine et la montée en puissance de la Russie de Vladimir Poutine.

-           Les tensions autour de Taïwan et de Hong-Kong.

-           La question de l’armement nucléaire, force de dissuasion, possédée par des pays instables (Iran, Corée du Nord).

 


L’horloge de l’apocalypse marque 23 h 58 min 30 s.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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