4e EMC Leçon 1 à recopier : les libertés, conquêtes et usages.
Leçon 1 : Les libertés, conquêtes et usages
INTRODUCTION
Une liberté c’est un droit, c’est-à-dire quelque chose qui est permis. En démocratie, ce sont les citoyens qui décident de l’usage des libertés par l’intermédiaire de leurs représentants élus (députés à l’Assemblée Nationale).
Les libertés sont accordées à tous les citoyens depuis l’Abolition des privilèges du 4 août 1789 qui instaure l’égalité entre tous les Français. Ces principes sont mis par écrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789. Tout au long du XIXe siècle, les libertés connaissent des avancées et des reculs en fonction des différents régimes politiques en place. Les régimes plus autoritaires ne sont pas favorables aux libertés.
Pour que chacun puisse les exercer, il faut respecter les règles qui ont été fixées : ce sont des devoirs du citoyen comme respecter la Loi et payer les impôts.
I) Des libertés individuelles et collectives
Certaines libertés sont individuelles, c'est-à-dire qu'il est possible de les exercer seul, comme par exemple : la liberté de conscience (croyance), d'opinion, de circulation, d'expression.
D'autres sont collectives, c'est-à-dire qu'il faut être plusieurs pour les exercer comme par exemple : la liberté de manifestation ou de réunion ou bien le principe de la laïcité.
II) L’exercice des libertés
L'exercice des libertés entraînent des droits : la liberté de conscience entraîne le droit de croire ou de ne pas croire. Pour que ce dernier puisse s'appliquer dans la société, le principe de la laïcité a été mis en place.
La liberté d'expression est l'une des libertés les plus fondamentales de notre société car elle permet l'existence de la démocratie : dans un régime politique où les citoyens choisissent librement leurs représentants, ils doivent avoir le droit de donner leur avis.
La liberté d'expression est associée à la liberté de la presse (1881) car celle-ci permet de diffuser les opinions. Toutefois, la liberté des uns s'arrêtant où commence celle des autres (résumé de l'article 4 de la DDHC), la liberté d'expression est restreinte dans certains cas.
En effet, l’État doit respecter l'équilibre entre la liberté des citoyens et l'égalité de ces derniers ainsi que la fraternité : il est donc interdit de se moquer de quelqu'un ou de l'insulter (la diffamation). De même, les propos racistes, homophobes, antisémites ou discriminants sont interdits et peuvent donner lieu à des condamnations.
Au niveau de la religion, c'est le principe de la laïcité qui s'applique et donc la neutralité de l’État : il est permis de se moquer de la religion tant que l'on respecte la loi car l’État ne défend aucune religion. Cependant, si une personne est discriminée en raison de sa religion, la loi n'est pas respectée. Ainsi, il est possible de noter que parfois les limites sont un peu floues : c'est pour cela que dans ce cas la justice se charge d'interpréter la loi.
Dans le monde, la liberté d'expression est menacée, des journalistes et dessinateurs de presse sont victimes de répression (pays en dictature) ou parfois assassinés (Charlie Hebdo 2015). De ce fait, certains dessinateurs préfèrent se censurer tandis que des journaux arrêtent de publier des dessins de presse de peur de mécontenter leurs lecteurs. Pourtant, les caricatures sont essentielles à la formation de l'esprit critique qui est à la base du rôle du citoyen. Elles lui permettent notamment de rester vigilant : au nom de la sécurité, un État pourrait être amené à restreindre les libertés de ces citoyens, c'est le principe de précaution.
Au final, il faut retenir que nous avons l'obligation de comprendre une caricature, c'est à dire de deviner le but de son auteur mais en aucun cas l'obligation de la trouver drôle : chaque avis est personnel.
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