4e HIST Leçon i : Le vote au XIXe siècle, la IIIe République

 

  Leçon i : Société, culture et politique dans la France du XIXe siècle : une difficile conquête, voter de 1815 à 1870 + la IIIe République

  


 

Mon objectif est de comprendre la lente construction de la citoyenneté grâce à l’évolution de l’accès au vote entre 1814-1870. Répondre sur le cahier s’il n’y a pas la place en recopiant les titres.

 

  INTRODUCTION

En France, un citoyen est une personne majeure qui a la nationalité française. Il participe à la vie politique grâce au vote. En conséquence, plus les conditions pour voter sont larges et plus les régimes politiques se transforment pour devenir des démocraties.

 

QUELLES SONT LES QUESTIONS QUE NOUS POUVONS NOUS POSER ?


1) Qui peut voter entre 1814 et 1870 en France ?

- Qu'est-ce que la monarchie constitutionnelle ?

- Qu'est-ce que la république ?

- Qu'est-ce qu'un empire ?

- Quelle est la différence entre le suffrage censitaire et le suffrage universel ?  


2) Pourquoi la IIIe République met en avant les valeurs et les symboles ?
 
- Quels sont les symboles et les valeurs de la République française ?
- Pourquoi l'école joue-t-elle un rôle essentiel dans la transmission de ces valeurs ?
- Qu'est-ce que l'Affaire Dreyfus ?
- Pourquoi la loi de Séparation des Églises et de l’État est-elle nécessaire ?
 

VOTRE INVESTISSEMENT : — à la maison —

 

1)      Lire le manuel p.126-161 et je lis attentivement les leçons p. 128/129 + 146-147 + p. 158-159

2)      Recopier et apprendre les définitions suivantes, Antisémitisme, Commune de Paris, LAÏCITÉ, Parlement, Suffrage censitaire, Suffrage Universel Masculin, CONSTITUTION, RÉPUBLIQUE, Plébiscite (Je cherche dans mon manuel ou j’utilise une ressource personnelle).

 

EN CLASSE :

1) Réaliser les activités proposées en employant la méthode travaillée depuis la 6e (prouver avec un document, rédiger des phrases complètes, respecter les règles de la cartographie, soutenir ses camarades) et en respectant ses camarades.

2) Essayer : une erreur aide à se remettre en question et permet de progresser.

3) Ne pas stagner : toujours passer au niveau supérieur de façon à se préparer à affronter le boss final.


Compétences travaillées :
- Rédiger des réponses détaillées.

- Prouver à l'aide d'un document (présenter, sélectionner puis extraire des informations pertinentes sous forme de chiffres ou de citation).

  

 Leçon 

I) Le droit de vote au XIXe siècle : vers la démocratie ? 

    La monarchie constitutionnelle est un régime politique dans lequel les pouvoirs sont séparés entre le roi et la ou les assemblées. Cette organisation est fixée par une constitution ou une charte (1814). Le roi devient le roi des Français comme Louis XVIII en 1815. Sous la monarchie constitutionnelle en France entre 1814 et 1848, le suffrage est censitaire, c'est-à-dire que seuls les plus riches qui payent l'impôt appelé "cens". La majorité des Français est donc exclue du vote. Les plus mécontents sont ceux qui s'opposent à la monarchie et souhaitent une République.

    En 1848, ils renversent le roi Louis-Philippe, c'est la Seconde République. Le suffrage universel masculin est instauré et Louis Napoléon Bonaparte devient le premier Président de la République. Toutefois, en 1851, il réalise un coup d'Etat pour se maintenir au pouvoir, c'est le début en 1852 du Second Empire. Devenu l'empereur Napoléon III, il continue à demander l'avis des Français par l'usage du plébiscite, c'est à dire un vote où il faut répondre "oui" ou "non" (référendum). Ces derniers élisent aussi les députés mais en fait le vote n'est pas libre. D'une part, ceux qui s'opposent, souvent les Républicains, peuvent être arrêtés et ensuite, les citoyens sont incités à voter pour le candidat officiel du pouvoir. De cette façon, Napoléon III contrôle les suffrages et donc le pays. Il profite que la majorité des citoyens est analphabète : ces derniers n'ont pas d'esprit critique. En 1870, la guerre contre la Prusse est perdue : la IIIe République est proclamée.

    Cependant, les Parisiens qui refusent la défaite ne s'entendent pas avec le nouveau gouvernement qui s'enfuit à Versailles. C'est le début de la Commune de Paris, c'est-à-dire la mise en place d'une République sociale par la force. De nombreuses décisions politiques sont prises pour aider les plus pauvres et favoriser l'éducation. Cependant, le gouvernement dit "Versaillais" ne peut pas accepter cette situation et les Communards sont massacrés lors de la Semaine Sanglante de mai 1871. En effet, ces derniers encouragent les réformes et non les révolutions : les décisions des Communards respectent l'idéologie communiste et s'opposent donc à la bourgeoisie qui est plus conservatrice.

Communistes : prendre le pouvoir par la force (révolution) pour mettre en place un régime politique où les classes sociales n'existent plus ainsi que la propriété privée.

Conservateurs : courant politique qui est attaché aux valeurs traditionnelles (la religion, la monarchie souvent). Les bourgeois sont souvent conservateurs car ils sont les propriétaires des usines.

    Ainsi, le gouvernement de la IIIe République fait face dès 1871 à deux grands enjeux : faire oublier la Commune et enraciner le système républicain dans le cœur des Français pour éviter le recours à la Révolution.



2) Pourquoi la IIIe République met en avant les valeurs et les symboles ?

    Afin d'éviter de nouvelles révolutions, les dirigeants de la IIIe République mettent en place plusieurs mesures pour que les Français s'attachent à ce régime politique, on parle d'enracinement de l'idée républicaine. Dans le même temps, ils appuient la déchristianisation du pays car les plus croyants sont souvent les conservateurs qui s'opposent à la République. Ainsi, l'école devient laïque, gratuite et obligatoire en 1881-1882. De même, Marianne, la Fête Nationale du 14 juillet et le drapeau tricolore devient les symboles de la République française.

    L'école mais aussi le service militaire favorise l'apprentissage du français et des valeurs républicaines.

    Enfin, l'Etat se sépare des Eglises en 1905, c'est à dire que la République française devient laïque. Désormais, l'Etat ne paye plus les personnels religieux et ne financent plus les lieux de culte.

    Toutefois, les églises catholiques datant du Moyen Age sont considérées comme des monuments historiques : l'Etat paye pour entretenir le patrimoine afin de le conserver à travers les siècles. C'est pour cela qu'en France, l'Etat peut financer la rénovation d'une église mais en aucun cas la construction d'une nouvelle. C'est valable pour les synagogues, les temples protestants ou les mosquées. L'Etat est neutre en matière de religion.

    La IIIe République fait également face à la montée de l'antisémitisme incarné par l'Affaire Dreyfus et n'assure pas totalement l'égalité entre ses citoyens : les nomades ne peuvent pas circuler librement et les femmes n'ont pas le droit de voter.


 

 

Les portraits des derniers rois des Français.
 
Le printemps des peuples en 1848 :
 
 
 

II) La Troisième République met en avant le sentiment national

Marcel Pagnol, La gloire de mon père, chapitre II :
 


 


A VENIR

 


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