3e GEO Leçon Les espaces productifs et leurs enjeux

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Leçon à recopier : les espaces productifs industriels et leurs enjeux

   INTRODUCTION :

 

    Les dynamiques des espaces français mettent en avant que certains espaces sont attractifs quand d'autres sont répulsifs.

  •  Des espaces attractifs : les métropoles, les littoraux (littoralisation), les régions avec des aménités (héliotropisme).
  •     Des espaces répulsifs : des espaces ruraux concernés par la désertification ou des espaces en reconversion (changement d'activités).

    Le point commun entre les deux : ce sont les activités ou le manque d'activités qui expliquent l'attractivité ou non d'un espace.

BREF :

    L'objectif est de rendre encore plus attractifs les territoires dynamiques et rendre attractifs ceux qui ne le sont pas : il faut donc attirer de nouveaux habitants et pour cela, il faut que ces territoires disposent de ressources économiques, c'est à dire qu'ils produisent de l'argent (emplois).

    Il s'agit donc du développement des espaces productifs, c'est à dire un espace sur lequel se sont développées des activités économiques, qui produisent des richesses.

    Ces espaces sont classés en fonction des activités produites : le secteur primaire (agriculture), le secteur secondaire (industrie) et le secteur tertiaire (les services dont les banques et le tourisme).

     Les enjeux sont donc de développer un territoire grâce à une activité économique précise de façon à le rendre attractif.


I) Les espaces productifs agricoles

    La France possède d’importants espaces ruraux où l’agriculture est la principale activité. Les enjeux sont doubles : il faut développer l’agriculture commerciale exportée à l’étranger et en même temps nourrir les Français avec des produits locaux car cela coûte moins cher que les importations.

    L’agriculture productiviste (intensive) nécessite d’importantes infrastructures (silos, mécanisation, proximité des axes de communication). Elle constitue une filière agro-alimentaire où en amont il faut produire les engrais, les pesticides, les semences, la nourriture pour les animaux d’élevage et en aval les produits transformés. Elle consomme aussi beaucoup d’eau et pollue énormément (céréales dans la Beauce, viticulture). La concentration des animaux peut être à l’origine du développement d’épidémies. Ces aménagements questionnent la société en raison des enjeux du Développement Durable. De même, certaines régions sont moins intégrées au marché mondial (polyculture, élevage extensif). Enfin, l’agriculture est dépendante du contexte international (Guerre en Ukraine, taxes douanières de Donald Trump).

Toutefois, la France est la première puissance agricole de l’Union Européenne, l’agro-alimentaire est aussi un secteur puissant et l’agriculture contribue à la renommée du pays à l’international (gastronomie, produits de luxe, tourisme vert).

 

II) Les espaces productifs industriels

 

    Depuis le XIXe siècle, les régions industrielles sont celles où l’on trouve la matière première nécessaire à la création des usines :

  • Le charbon dans le Nord qui permet le développement du secteur minier puis de l’industrie textile.
  • Les mines de fer pour produire de l’acier (sidérurgie) à l’Est (Lorraine).
  • Hydroélectricité dans les Alpes et le Rhône (industrie chimique). 
  • L’ouest est sous-industrialisé

    Après la Seconde Guerre mondiale, l’avènement du pétrole qui est importé change cette logique : les usines sont construites près des ports qui deviennent des zones industrialo-portuaires (ZIP comme Dunkerque ou Fos-sur-Mer). C’est l’accélération de la mondialisation qui entraîne la délocalisation des industries textiles vers l’Asie (Chine). Le nord de la France voit ses usines et ses mines fermer, cette désindustrialisation entraîne une reconversion de l’économie locale. Pour limiter l’exode-rural à l’ouest, lié à la mécanisation de l’agriculture, des usines automobiles sont implantées par exemple à Rennes.

    De nos jours, l’économie est mondialisée : pour ne pas être délocalisés, il faut que les produits industriels soient produits seulement en France (niche industrielle et dépôt de brevets) et qu’ils rapportent assez d’argent afin de permettre de dégager des bénéfices et de verser un salaire attractif et qui respecte la loi française aux employés. Le secteur de la haute-technologie est donc privilégié : les régions, l’État, l’Union Européenne et des acteurs privés financent des projets industriels innovants. Pour cela, ces entreprises se concentrent dans les technopôles construits à proximité des métropoles. Ces technopôles concentrent les laboratoires, les universités, les écoles d’ingénieurs en plus des entreprises. Les espaces choisis sont aussi attractifs car ils offrent beaucoup d’aménités (héliotropisme, haute qualité de vie).

 

III) Les espaces productifs de services

 

    Les services regroupent toutes les activités qui ne nécessitent pas de transformation de matière : elles n’ont donc les mêmes logiques de localisation que les espaces productifs agricoles. Il faut simplement que l’espace possède suffisamment de clients potentiels, c’est pour cela que les espaces urbanisés et principalement les métropoles sont privilégiés. En effet, les services font parties des fonctions urbaines (équipements de service, commerces, loisirs).

    Ensuite, la multimodalité appuie également la concentration des activités de service dans les plus grandes métropoles : ce sont les centres d’affaires qui accueillent les bureaux et les centres de commandement des FTN (firmes transnationales) comme celui  de la Défense à Paris.

    Enfin, la France est la première destination touristique mondiale grâce à ses atouts naturels, son patrimoine culturel et historique, ses équipements de loisirs : tourisme balnéaire, tourisme d’hiver, tourisme culturel, tourisme vert sont pratiqués. Le tourisme se concentre en majorité vers les espaces attractifs que sont les métropoles ou les littoraux mais depuis le covid le tourisme vert est aussi en plein essor dans les régions à dominante rurale de la diagonale du vide. La crainte du sur-tourisme néfaste pour l’environnement existe aussi par exemple dans les montagnes d’où le développement des PNR. Ces activités ne sont pas délocalisables, ce qui en fait un secteur privilégié par les collectivités territoriales.

 

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